La mission

C’est Ghost qui obtient la mission par voie électronique. Elle est simple. Depuis un changement de législation sur les conditions de travail des ouvriers, la ligne de production d’Astro Inc est en baisse de production. Malgré des mesures internes, les gestionnaires de l’usine n’ont pas résolu le problème. Aussi, les cadres dirigeants font appels aux personnages pour dénicher le saboteur infiltré.

L’embauche

Sous couvert de fausses identités, les personnages se font embaucher par Timée du Plave, le DRH du site de production. Malgré une aversion pour les cybernétisés, il consent à les employer dans des postes où ils sont qualifiés. L’entretien d’embauche vient tout juste de terminer que la ligne de production tombe à nouveau en panne. Alors que monsieur Du Plave entre dans une colère noire, les personnages commencent leur enquête.

Ghost étudie le système informatique de l’usine et découvre que malgré des mesures drastiques (l’isolement du système informatique du reste de la Matrice), les pannes sont dues à des actions d’un hacker très doué. Après plusieurs tentatives pour le surprendre, Ghost en conclue au génie de ce dernier.

Fablab à Itmal

Kéro et Master D se mêlent aux ouvriers pour repérer qui, parmi eux, présente un comportement suspect. Il n’en est rien. Les ouvriers sont solidaires entre eux : ils ont déjà du mal à remplir les corvées qu’on leur assigne pour penser à se révolter. Il n’y a que Mardu, le chef d’équipe, qui par moment serre les dents devant l’injustice qui est faite à ses hommes. Mais serre-il les dents parce qu'il cherchent plus à être le tampon entre monsieur Du Plave et les ouvriers. ou parce qu'il est malade ?

La sortie d’usine

Après quelques jours à travailler parmi les ouvriers, Master D et Kéro se sont intégrés. Kéro organise même des courses de clark pour détendre les ouvriers et renforcer son intégration dans l’usine.

C’est à cette période que l’usine reçoit une nouvelle cargaison de travailleurs. En effet, les individus cybernétisés sont considérés comme des individus de seconde zone dans Marseille. Certaines corporations, pour conserver leur image de marque, les louent à vie à Astro Inc qui les fait travailler dans des conditions exécrables. Oakley, en poste auprès du chef de la sécurité, se doit de les accueillir et de les mettre au courant des règles de vie : la production avant tout, des zones dans l’usine leur sont interdites et d’autres règles avilissantes.

Ghost pendant ce temps cherche dans l'histoire de l'usine tous les accidents mortels. Il n’en découvre aucun mais par contre beaucoup d’arrêts maladies longue durée avec licenciement à la clef. C'est en effet les conditions de travail qui empoisonnent les ouvriers progressivement. Lorsqu’ils sont hospitalisés, c’est très mauvais signe. Cet état de fait est plus que courant puisque c’est la règle. C’est révoltant mais la règlementation n’oblige pas la protection des ouvriers : Master D découvre que depuis le changement de législation, la partie dangereuse du traitement des minerais est confiée à une partie de l’usine flambant neuve qui respecte des conditions de travail saines. C’est le contournement de la loi qui crée cette situation.

Les ouvriers cybernétisés sont logés sur place, l'usine maintient ainsi des cadences infernales. Les personnages concluent donc que le saboteur est quelqu’un qui vit avec les ouvriers mais ne travaillant dans l’usine. Parmi les familles de ceux-ci, le seul à sortir fréquemment est Cielo, le fils de Mardu. Âgé de 15 ans, il va encore à l’école en dehors de l’usine et est souvent sans surveillance (tout pour mal tourner).

Lieu de vie commune

Pour approcher Cielo sans éveiller les soupçons, Master D se fait tabasser par Oakley. Ainsi, Cielo, par compassion, le soigne tandis qu’à la télévision est annoncé le résultat des derniers prélèvements fait à proximité de l’usine. Les conclusions sont révoltantes : il n’y a pas de quoi classer l’usine comme site dangereux. La révolte gronde parmi les ouvriers. Durant la discussion animée qui suit, Cielo fait preuve d’une agressivité importante envers le système. Mais il n’arrive pas à déclencher une grève. Le discours enflammé de Cielo confirme les soupçons des personnages. D’autant plus qu’en soignant Master D, Cielo a réussit à pirater son implant cybernétique pour lui servir de relais afin de pouvoir pirater la chaine de production d’Astro Inc. Ghost connaissant, à présent, la méthode du hacker arrive à diminuer les arrêts de la chaîne.

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Master D fait suivre Cielo pour connaître ses fréquentations. Ses hommes de mains, après quelques jours de filature, lui rapportent que Cielo fréquente un groupe d’anarchistes, Les fils de Marx, qui est dirigé par la mystérieuse Yerekha.

L'hôpital

L’inéluctable arrive : Mardu est hospitalisé pour un empoisonnement. Son état de santé est critique. Cielo n’est que rage contenue. Kéro en profite pour souffler sur les braises de la colère du jeune adolescent. Il espère ainsi que Cielo accepte de mettre en contact Master D avec les fils de Marx. Il semble que malgré son génie dans la Matrice, Cielo n’est qu’un pion pour les anarchistes. S’ils arrivent à démanteler l’organisation, leur mission s’achèvera.

La maison de Mardu et Cielo

Les fils de Marx sont loin d’être des enfants de cœur. Les approcher est plus compliqué qu’il n’y paraît. Alors que les efforts des personnages ne sont pas couronnés de succès, Mardu décède. Le cynisme d’Astro Inc est alors à son apogée : Mardu est à peine mort depuis quelques jours que Cielo ne peut plus bénéficier du logement de son père. S’il veut rester, il lui faut accepter de travailler à vie (qui sera brève) pour Astro Inc. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cielo est prêt à signer pour pouvoir saboter de l’intérieur l’usine.

Mais Master D lui propose alors de l’embaucher dans sa petite entreprise personnelle pour s’éviter une vie de forçat. La gouaille de Master D l’emporte sur la colère du garçon qui refuse la signature. Master D accueille un nouvel acolyte et les personnages réussissent la mission sans verser le sang. Une histoire qui se finit bien malgré le climat tendu de travail à l’usine.