Théophraste,

Quand je n'ai pas mal, je suis droguée. C'est un tourbillon sans fin.

Je reprends peu à peu conscience du monde qui m'entoure. J'entends régulièrement les cris déchirants d'un bébé. Cela rythme le tepms qui s'égraine. Je ne sais pas où je suis, qui je suis, quand.

Je me souviens de toi, de la confiserie, tel une bouée de sauvetage.

Je crois que les murs d'où je suis sont blanc. Il y a une fenêtre mais je ne sais pas ce qu'on y voit au travers.

Le feu. Je brûle encore.

Cette lettre m'est arrivée froissée, noircie.