Cher Théophraste,

Tout juste arrivée chez Eugénie la rouge, je prend la plume pour vous rassurer.

La journée de voyage d'Austru à Franguie s'est transformée en un périple de trois rythmé par de violent orage de grêle.

Votre lettre m'attendant sagement chez Eugénie m'a grandement réconfortée à mon arrivée.

Je vous remercie pour votre aide et vos contacts. Après Faranguie j'espère pouvoir traverser sans trop d'ambuche le désert de Bronze pour rejoindre Asanda et de là prendre une caravelle pour Carpacie si j'ai réussi à avoir suffisamment d'argent. Eugénie est d'une personnalité très vive qui n'a pas hésité une seconde à m'accueillir pour la semaine. Honnêtement je crois qu'une personne supplémentaire pour préparer les festivités de Beltaine ne sera pas de trop. Une bonne nuit de sommeil et demain j'attaque !

Je suis curieuse d'apprendre de la pratique d'Eugénie et lui montrer nos dernières "astuces" pour travailler plus finement encore le sucre chaud. Enfin à la lecture de votre lettre je m'interroge quant au caractère ambicieux de la finalisation du bonbon amoureux en trois semaines pour le présenter à Abaïn de Lambassa. Je m’interroge également quant aux effets secondaires.

Ah ! Que je suis faible de chaire ! Mon corps sombre vers l'abime du sommeil et m'oblige de vous quitter déjà.

Khéziah qui n'arrive même plus à écrire son prénom.

Pour les lecteurs, sachez que j'ai reçu la lettre sur un emballage papier de pain de boulanger (Quelle formidable idée pour l'ambiance !)